Conseils de lecture

Habiba DJAHNINE

Éditions Bruno Doucey

14,00
Conseillé par (Libraire)
16 mars 2024

Recueil lu au pied d'un arbre, au bord de l'eau, par une splendide journée ensoleillée, sous le bruissement des insectes, la chaleur du désert, la présence de fantômes, la lumière, des peurs, des absences, des silences, les mots poètes traversent l'âme et le corps.


13,95
Conseillé par (Libraire)
9 mars 2024

Un album plein de douceur

Dans le Buisson-aux-mûres vit des générations de souris ayant établi leurs maisons dans les troncs des arbres. Durant le printemps, elles préparent leurs récoltes pour survivre à l’hiver et elles organisent et participent divers événements joyeux pour profiter du beau temps et d’être ensemble. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Wilfred, mais tous ses voisins semblent l’avoir oublié, trop occupés à préparer un grand pique-nique tous ensemble… Mais si la raison de ce pique-nique était justement son anniversaire ?

Un album magnifiquement illustré, fourmillant de petits détails que l’on prend plaisir à observer et qui peut rappeler l’univers de Beatrix Potter. Une histoire pleine de bienveillance et de douceur qui procure un véritable bonheur de lecture, tant pour les petits que pour les grands ! Une ode à la nature et à tout ce qu’elle peut nous offrir, à lire à partir de 6 ans !


6,50
Conseillé par (Libraire)
9 mars 2024

Une histoire d'amitié et de différences

Moumoute, le petit ours qui passe ses vacances chez sa grand-mère, adore passer du temps avec son ami Mouchka. Mais leur différence de taille – Mouchka étant vraiment très petit – leur pose des problèmes pour s’amuser ensemble et partager des moments. Ils ne peuvent par exemple pas manger les mêmes choses, ni jouer aux mêmes jeux, à leur plus grand désespoir. Mais cette différence ne va pas les empêcher d’être amis, au contraire !

Une première lecture pleine de bienveillance qui montre que nos différences ne nous empêchent pas d’être amis ! Un roman sur les aventures quotidiennes de deux enfants, une ode aux petits bonheurs et aux petits moments, à lire à partir de 5 ans !


14,95
Conseillé par (Libraire)
9 mars 2024

Direction L'Hôtel Tulipe pour des vacances fleuries !

Dans cet album, nous suivons les souris des moissons qui travaillent durement avant l’arrivée du printemps en plantant de nombreux bulbes de tulipes. Les saisons passent jusqu’à la floraison qui marque l’ouverture de l’Hôtel Tulipe – un hôtel où les petits animaux logent dans les fleurs et profitent de leurs vacances printanières. Un établissement qui ne dure que le temps d’une saison, pour laisser place, peut-être, à d’autres hôtels…

Un très joli album venu de Corée qui aborde le temps qui passe et les saisons qui se succèdent, superbement illustré par un dessin doux et mignon ! Une ode à la nature qui nous donnerait presque envie d’être de petites souris et qui met du baume au cœur, à lire à partir de 6 ans !


Zinaïda Polimenova

Chemin de fer

16,00
Conseillé par (Libraire)
8 mars 2024

Un plongeon dans la Bulgarie communiste de 1953

Zinaïda Polimenova nous plonge dans la Bulgarie communiste de 1953, où des jeunes gens, tous ingénieurs et amis, composent entre leur enthousiasme pour un projet industriel phare mené de concert et une vie sous surveillance.
​​​​​​​L’écriture lumineuse, révélant la poétique de vies n’aspirant qu’à jouir de la beauté d’un pays, de la chaleur de l’amitié et de la gaité de la jeunesse, contraste une atmosphère en apnée, suggérée par présence sous-jacente  d’un régime arbitraire caractérisé par une bureaucratie absurde et répressive.

"L'heure du déjeuner approche, on cherche un endroit à l'ombre, si possible avec une vue sur la ville qui s'étale désormais à leurs pieds. (...). Les sandwichs aux œufs durs apparaissent sur la nappe blanche, à côté de prunes très foncées, des gobelets d'eau fraîche que Nikola rapporte d'une source. Theodor amuse la galerie, il est le cœur de cette compagnie, on sort les gourdes de café chaud, on ne va quand même pas parler du boulot... Et pourtant, c'est inévitable, le plan quinquennal s'infiltre dans la discussion, pour y jeter un certain trouble. (...)." 
​​​​​​​Sans excès, la délicatesse de l’écriture permet de ressentir la peur, la résistance, la survie et l’envie, à quoi elles tiennent, comme elles demeurent.
​​​​​​​
"(...). Theodor prend une nouvelle cigarette.
​​​​​​​- Comment ne pas casser ? Qu'est-ce qui nous fait résister ? On peut perdre beaucoup de choses. On peut perdre son toit - après les bombardements, des familles ont vécu dans des immeubles sans toit. Il pleuvait, il neigeait dans les appartements, ces gens vivaient à ciel ouvert. On peut perdre ses habitudes, sa foi, ses proches, ses cheveux, ses dents, des parties de son corps. Et pourtant, persister. Même explosé en mille morceaux, ne pas se rompre complètement. A chaque perte, on rétrécit. Dans les moments de grande détresse, on rétrécit tellement qu'on pense qu'il ne reste plus rien. Cependant, si, un grain demeure, un deuxième centre invisible qui nous fait traverser d'une sphère à une autre, une particule de lave vivante, un atome, un éclat. Car au fond, de quoi sommes- nous faits ?  Des noyaux de résistance... Ensuite, quand ça va mieux, on recommence à s'élargir, la division des cellules opère à nouveau...". ​​​​​​​