Conseils de lecture

1

Anne-Fleur Multon

Sarbacane

8,90
Conseillé par (Libraire)
18 juillet 2024

L'aventure fantastique d'une sorcière moderne

Tildir est la dernière d’une très grande lignée où toutes les sorcières sont extrêmement douées. Mais, à 10 ans, elle n’a toujours pas découvert son pouvoir magique – ce pour quoi elle est douée, c’est le bricolage ! Mais cela ne peut plus durer, car au Solstice d’Hiver, il est l’heure pour la petite sorcière de quitter sa maison pour explorer le monde et découvrir sa spécialité magique. Accompagnée de sa ratte Jupitère, Tildir part pour sa première grande aventure, juchée sur son vélo, en quête de sa magie. En route pour son Apprentissage !

Un roman d’apprentissage drôle et pétillant, dont les superbes illustrations ajoutent une vraie immersion au récit ! Véritable quête initiatique, nous suivons Tildir à la recherche de sa magie, de ce pour quoi elle est faite, de ce qu’elle est. Un récit qui met en scène une sorcière moderne dans sa première aventure fantastique, une première lecture à lire dès 7 ans !


Un monde parfait !

Père Castor

11,50
Conseillé par (Libraire)
17 juillet 2024

Est-ce que le monde parfait existe ?

Après avoir hiberné pendant l’hiver, Ourse et Lapin sortent de leur caverne à l’arrivée du printemps. Mais alors qu’ils attendaient le bon temps avec impatience, les deux amis déchantent vite : les saletés des autres se révèlent pendant que la neige fond au soleil. Lapin en a assez – il veut un monde parfait, où tout serait beau et où il vivrait sur une île en marshmallow sur une rivière de chocolat chaud ! Aussi inatteignable soit-elle, il va tout faire pour transformer la réalité en sa vision du monde parfait. Mais son monde parfait ne l’est peut-être pas pour tous…

Un roman pour enfants drôle dont les illustrations rendent les situations encore plus comiques ! Véritable histoire d’amitié et d’entraide, Lapin va recevoir une vraie leçon de vie à l’arrivée du printemps… Car le monde parfait n’existe pas, mais il est possible de rendre la réalité meilleure ! Une aventure loufoque qui montre qu’il est important de s’attarder sur les petites choses de la vie, à lire à partir de 7 ans !


16,90
Conseillé par (Libraire)
17 juillet 2024

Un roman à l'ambiance estivale sur la complexité de l'adolescence

Pour les deux cousines, Lucile et Salomé, cet été ne s’annonce pas aussi joyeux que les précédents : la maison familiale risque d’être vendue, Colombe, la troisième cousine, n’est pas là, leurs relations avec leurs amis d’enfance ne sont plus au beau fixe et leurs problèmes personnels envahissent leurs pensées. Il est bien loin l’été de l’insouciance, où tout était si simple et pourtant si beau. Le poids des souvenirs, des secrets et des non-dits les empêche d’avancer et de surmonter leurs souffrances – sauront-elles ouvrir leur cœur et demander de l’aide ?

Un roman qui nous entraîne dans un tourbillon d’émotions ! Par le prisme de regards adolescents, marqués d’une naïveté délaissée et de responsabilités nouvellement acquises, l’autrice dépeint avec justesse et sensibilité la complexité de l’adolescence. Véritable tranche de vie estivale, elle aborde avec douceur des thématiques délicates liées à la santé mentale et à l’identité - la dépression, les questionnements sur la sexualité, les troubles des conduites alimentaires – mais aussi des sujets importants de l’adolescence comme les premières histoires d’amour, les conflits intergénérationnels et la difficulté d’accepter les changements – des autres, de son propre corps. Un roman sur les liens qui nous unissent, sur la difficulté et la nécessité de demander de l’aide, au rythme de l’alternance des points de vue de Lucile et Salomé. Un été qui a le goût du sel, entre les souvenirs amers, le poids des secrets et le manque, durant lequel les deux cousines vont grandir, apprendre à aimer et à s’aimer. Un roman pour adolescents à l’atmosphère estivale universelle avec des personnages attachants, véritable bulle d’espoir, à lire à partir de 15 ans !


Irène Gayraud

Contre-Allée

15,00
Conseillé par (Libraire)
12 juillet 2024

Marqué(e)s au fer rouge

Dans ce court texte poignant, original dans sa forme mi recueil, mi journal, suspendant ainsi notre respiration tout au long de la lecture, on ressent la chaleur étouffante, on respire l’odeur des feux anéantissant des forêts, on ressent la soif. Et on voit, sous nous yeux, sous notre nez, la violence d’une canicule sur le vivant.
« « Le feu a détruit
2000 hectares de bois
Sans toucher d’habitations. »
Que dire
des centaines de trous d’écureuils
dans les arbres
des centaines
de terriers de lièvres de blaireaux de renards
des fourmilières et des centaines
de nids
au sol ou sur les branches
et des milliers
de galeries d’insectes sous l’écorce
et des fourrés en arceaux où se reposent
les jeunes faons
et des toiles d’araignées
ces habitations.»
Et comme un effet miroir, ou comme un mirage dans un désert, on voit la beauté et la diversité des divers espaces de vie sur Terre, et les autres vivants mourir ou perdre leur espace, là ou l’humain vivant sévit.

« Quand on voit ça on comprend
Le pourquoi des restrictions d’eau
au village.

Nous on veut bien
faire des efforts
mais il faut dire que ça fait mal
de plus pouvoir arroser
les fleurs ni le potager
et de les regarder crever
tandis qu’on entend
les « ploufs »
les « splash »
les grands éclats de rire
des touristes qui sautent
dans les piscines de l’hôtel et du gîte
à coté. »


Witi IHIMAERA

Au vent des îles

23,00
Conseillé par (Libraire)
12 juillet 2024

La bravoure peut être là où l'on y pense pas forcément ...

Dans ce récit tellement romanesque qu’il est difficile de le lâcher et qui poigne le cœur, Witi Ihimaera nous conte la culture maorie en suivant le destin de Michael dans la Nouvelle- Zélande des années 2000 et de son oncle Sam, soldat pendant la guerre du Vietnam, disparu de la généalogie familiale. Société clanique, où l’honneur tient à la bravoure, bravoure qui a pour objet d’honorer le clan mais aussi l’origine de la création du monde : « Au commencement, d’après nos légendes maories, la Terre et le Ciel étaient amants. Ils s’embrassèrent si fort qu’il ne resta aucun espace entre eux. Leurs enfants, qui étaient des dieux, durent se glisser à travers les failles. L’un d’eux, Tane, aidé de quelques autres frères divins, conspira à séparer la Terre et le Ciel. La Grande Séparation marqua le début de notre ère. La lumière nous inonda et nous, les enfants, fûment capables de nous tenir debout et d’occuper l’espace lumineux de l’entre-deux . (…).».
Société clanique, où l’honneur tient à la bravoure, bravoure qui a pour objet d’honorer le clan mais aussi l’origine de la création du monde. Cette conception du monde a eu un certain nombre de conséquences, notamment sur l’image de l’homme, de sa virilité et de sa position au sein de la famille, l’éducation des enfants, et notamment des enfants mâles.
Il est ici question d’une quête, d’un engagement pour prendre sa place, au sein de sa communauté dans le respect de la tradition et de son être profond.
« (…).
« Depuis trop longtemps, vous tous, membres issus de cultures traditionnelles, avez bénéficié dans vos rangs du labeur d’homosexuels qui, pour l’amour de leur nation, ont contribué aux chants, poèmes, danses et aux arts en général. (…). Vous saviez parfaitement qu’ils étaient bispirituels. Vous saviez qu’ils vous offraient leurs talents et leurs dons. Vous aviez… »
(…).».